J'ai déployé un projet client en ligne ce matin sans toucher un clavier, en attendant le bus. Ça fait quelques semaines que je travaille comme ça plusieurs fois par jour. Le bus, la marche entre deux rendez-vous, la file d'attente, sont devenus des moments où j'avance vraiment. Ce qui rendait le bureau nécessaire pour coder, ce n'était pas le code. C'était l'interface avec la machine : un clavier, un écran, une posture. L'interface a changé. Je parle à un agent qui code à ma place et qui me rend compte de ce qu'il a fait. Le bureau peut suivre. Ce qui m'a pris un temps fou à comprendre, c'est que ce mode de travail demande autre chose que du matériel. Il demande d'avoir l'intention claire avant d'ouvrir la bouche. Quand on tape, on peut tâtonner avec ses doigts. Quand on dicte, on tâtonne avec sa tête, et ça se voit dans le résultat. Il y a six mois, dicter du code dans la rue était un gadget. Aujourd'hui, c'est mon mode de travail par défaut. Dans six mois, ça sera banal. #IA #AVQN
